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Peugeot Type 3

Armand Peugeot, le constructeur visionnaire

Les débuts de la famille PEUGEOT

Dès le XVème siècle, le nom de PEUGEOT apparaît dans les registres du Comté de Montbéliard. Une famille enracinée dans cette terre protestante, travailleuse et discrète.
Vers 1725, Jean-Jacques Peugeot est meunier à Hérimoncourt. Ses descendants construisent en 1793, au lieu-dit « Sous-Cratet », un moulin à broyer le grain. Rien ne laisse encore présager l’aventure industrielle à venir. Et pourtant.
En 1810, Jean-Pierre et Jean-Frédéric Peugeot transforment ce moulin en entreprise métallurgique. Le geste est fondateur. En 1818, ils déposent un premier brevet pour le laminage de l’acier destiné aux lames de scies. L’innovation est déjà là.
Tout au long du XIXe siècle, l’entreprise prospère : scies, ressorts, buscs de corset, outils… et, dès 1840, le moulin à café. La marque s’installe dans le quotidien des artisans comme dans celui des foyers.
En 1846, la famille s’installe à Valentigney pour produire de l’acier laminé. À partir de 1855, cet acier sert à fabriquer les crinolines dont la mode triomphe sous Napoléon III. Peugeot accompagne les usages, anticipe les besoins, épouse son siècle.
C’est dans ce contexte qu’en 1849 naît à Valentigney Armand Peugeot. Héritier d’une dynastie d’entrepreneurs, il se distingue pourtant des siens. Esprit vif, curieux, passionné de nouveautés, il passe, dans l’austère Pays de Montbéliard, pour un original. Mais c’est souvent ainsi que commencent les révolutions.

Du vélo à l’auto

En 1871, jeune ingénieur, il revient d’Angleterre, où il a terminé ses études, à Leeds. Il y a observé les méthodes modernes de la métallurgie britannique. Il a surtout découvert l’enthousiasme naissant pour le « cycle ». Il comprend immédiatement que cet objet n’est pas une fantaisie passagère. De retour au pays, il convainc la société « PEUGEOT FRÈRES » de se lancer dans cette nouvelle aventure.
En 1885, les deux-roues entrent officiellement au programme. Des ateliers sortent bientôt de terre à Beaulieu et Mandeure. La bicyclette y trouve sa forme classique. Peugeot devient un acteur majeur du cycle.
Mais Armand ne s’arrête pas là.
Dans les années 1870, au Mans, Amédée Bollée a construit « l’Obéissante », voiture à vapeur capable de se déplacer seule. L’idée fascine Armand. Pourquoi ne pas motoriser le plus stable de ses cycles ? Armand veut donner sa vision d’un véhicule se déplaçant par lui-même, bientôt appelé à prendre le nom d’« auto-mobile ».

Des rencontres vont accélérer les choses. René Panhard, fabricant de machines à bois, client de lames de scie Peugeot, puis Émile Levassor, son associé, détenteur de la licence française des moteurs à pétrole brevetés par Gottlieb Daimler en 1885. En 1888, Levassor et Daimler se rendent à Valentigney avec un engin automobile équipé d’un monocylindre à essence. Armand comprend immédiatement : l’avenir appartient au moteur à explosion.
Trop tard pour l’Exposition Universelle de 1889, le hardi constructeur s’était déjà lancé dans la fabrication d’un tricycle à deux places, équipé d’une machine à vapeur de type « SERPOLLET » … celui-ci ne remportera aucun succès !
Armand change donc son fusil d’épaule et fabrique à Valentigney, dès 1890-91, ses premières voitures à pétrole. Elles sont bruyantes, odorantes, poussiéreuses… mais elles roulent. Devant des villageois médusés, l’automobile fait son entrée dans le paysage. Pour la faire connaître, Armand a l’idée audacieuse de la faire suivre les coureurs cycliste du Paris-Brest-Paris.
En 1895, la Maison Peugeot dépose un brevet pour un moteur à pétrole à deux cylindres horizontaux. L’automobile quitte peu à peu l’âge héroïque. La technique se rationalise. L’industrie prend le pas sur l’artisanat.
Contraint par le scepticisme de ses proches, Armand choisit alors de s’affranchir de la tutelle familiale. Il fonde la « Société Anonyme des Automobiles PEUGEOT » et fait construire à Audincourt, ex nihilo, une usine entièrement dédiée à l’automobile. Inaugurée en 1897, elle emploie 120 ouvriers ; 350 deux ans plus tard ; 800 en 1902. Une nouvelle ère commence.
Armand fonde la Chambre Syndicale des Constructeurs d’Automobiles en 1909 et en sera le Président jusqu’en 1913.

Armand PEUGEOT meurt le 4 février 1915 à Neuilly sur Seine, mais l’impulsion est donnée, la voie a été tracée par le pionnier ; le temps de l’artisanat est déjà loin, celui de la grande série approche.

Armand Peugeot
Affiche Cycle Peugeot
Affiche Cycle Peugeot
Usine Peugeot d'Audincourt
Usine Peugeot Beaulieu
Emile Levassor
Peugeot Type 1
Peugeot Type 2
Peugeot Type 3
Motocyclette Peugeot
Peugeot L76
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